Les Espaces Arlequin
Centre de ressources
Pour apporter un soutien efficace
aux enfants maltraités
Dossier concernant les espaces arlequin en version .pdf
Parole de Claude
Aiguevive - Pédopsychiatre - Béziers
“Les violences invisibles, maltraitance psychologique
et sexuelle, qui souvent passent inaperçues, sont aujourd’hui
mieux prises en compte par l’école, la jusitice ou les médecins.
La considération faite à la parole de l’enfant et
son écoute fait l’objet de soins attentifs au sein des procédures
judiciaires. Ces progrès masquent une réalité beaucoup
plus inquiétante. Les efforts pour dépister les situations
de violence subie par l’enfant ne sont pas accompagnés par
la suite d’un soutien des victimes et de leurs familles.
Les mineurs victimes de violence sont nombreux. Ainsi, selon les recherches
actuelles, 10% des filles et 3% des garçons ont, durant l’enfance,
été victimes d’agressions sexuelles directes sur leur
corps. Chaque année en France plus de 100 000 enquêtes préliminaires
ont pour objet des mineurs victimes.
Face au dévoilement de très nombreux contextes de maltraitance
psychologique, physique et sexuelle, les services de justice, de santé,
ne parviennent plus aujourd’hui à entourer l’enfant
victime et sa famille. Les raisons sont le manque de moyens et la mauvaise
coordi-nation
des services de l’état.
En France, nous constatons un déficit de cohésion et de
coordination autour de la cause des mineurs maltraités. Beaucoup
de signalements, enquêtes préliminaires ne débouchent
pas. La parole de l’enfant victime reste alors en suspens sans réponse”.
Parole de Anne Lombard - Avocat - Reze 44 400
“Il est urgent que les victimes disposent d’un lieu où
elles seront accueillies, entendues, soutenues et accompagnées
tout au long du parcours judiciaire qui va découler de leur dépôt
de plainte contre l’auteur des faits. Après une agression
la victime et sa famille sont totalement désemparées. Ils
ne savent pas ce qu’ils doivent faire ni à qui s’adresser.
Chaque phase de la procédure est très difficilement vécue
par la victime. Aucun professionnel n’est suffisamment disponible
pour préparer la victime à des heures d’audition (celles
de l’auteur, la sienne, celle des témoins et experts).
Enfin, après l’audience, la victime est toujours livrée
à elle-même et ne bénéficie plus d’aucun
accompagnement. Il n’y a ni gagnant, ni perdant d’un procès,
il y a une victime et l’auteur. Si la victime a été
entendue et l’auteur déclaré coupable, elle sera toujours
désorientée à l’issue du procès. Elle
souffrira toujours de ce qu’elle a subi car pour elle il y a toujours
avant et après le viol. Or il n’y a à priori pas d’association
qui assure l’accompagnement des victimes après le procès.
Il est urgent de combler ce vide !”.
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les espaces arlequin,
fruit de l'association des Enfants d'Arlequin, seront des structures physiques
indépendantes qui seront opérationnelles à partir
de 2005.
Sa fonction première est une mise en réseau, un espace d’écoute,
d’accompagnement et de conseils à travers des équipes
pluri-disciplinaires, comprenant des avocats, des médecins et des
intervenants de la société civile.
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structure
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Centre
de ressource juridique :
ressource externe avec des avocats et magistrats quasiment bénévoles
(frais de dossiers, dépôts d'appel) dont la mission
sera le conseil juridique et la prise en charge de dossiers d'enfants.
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Centre
de ressource sociale :
ressource externe permettant le rapprochement
avec les services sociaux (assistance sociale) et les services pubics. |
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Centre
de ressource pédopsychiatrie :
ressource externe ayant pour mission d'assurer
un suivi psychologique des enfants victimes de maltraitances.
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Centre
de “rêve” :
centre extérieur qui aura pour mission
de permettre la satisfaction de passions manifestées par
les victimes.
La réalisation des rêves peut permettre aux victimes
de reprendre confiance en elles et en l'adulte. |
FONCTIONNEMENT
Selon les types de dossiers reçus, une commission
sélectionnera les dossiers prioritaires. Nos actions seront centrées
sur la maltraitance, visible et non visible, des enfants provoquée
par
les adultes.
Les cas ne pouvant être traités par l’association,
l'espace arlequin appliquera sa mission de conseil
et d'orientation vers les organismes concernés, associations et
autorités
compétentes.
Dans un premier temps, les espaces arlequin seront
supervisées par Jean-Claude Grégoire. Une personne salariée
assurera la permanence et l'accueil et l’accompagne-ment
des enfants victimes et/ou parents de victimes, en les mettant en contact
avec les centres de ressources concernés et indiquera les démarches
à suivre. La structure sera étendue après
une première période de mise en place.
La création d’un conseil scientifique indépendant
composé de médecins, avocats, psychologues et d’un
représentant de la société civile, servira d’unité
de contrôle des espaces arlequin.
COMMUNICATION sur les Espaces Arlequin
Les médias
Une campagne de médiatisation va être menée afin de
porter l'existence des espaces Arlequin (Centre de ressources externes)
et les services qu'elles offrent à la connaissance du grand public
:
- Presse écrite
- Radio
- Télé
Affichage
- Plaquettes et affiches seront distribuées
dans tous les lieux cibles : hôpitaux,
médecins, écoles, services
sociaux, avocats.
Fonctionnement des espaces arlequin
Le projet de l’association les espaces arlequin
est de couvrir sur un plan national la défense de l’enfance
maltraitée par des structures physiques permettant de répondre
aux besoins des victimes et familles des victimes.
Dans la structure finale, la France comptera des espaces arlequin
dans la plupart des régions de France.
Chaqueles espaces Arlequin sera le lien direct entre les victimes et familles de victimes
et les centres de ressources de la région concernée.

Situation provisoire
avant l’installation des espaces arlequin, permettant
de répondre aux demandes nationales.
Dans un premier temps, deux structures seront
montées : une dans la région de Blois et une autre dans
la région parisienne.
Consciente que le territoire nationale est vaste et qu’il ne pourra
être couvert que de manière progressive, l’association
mettra en place un standard téléphonique pour combler le
vide existant et répondre aux demandes des victimes et familles
des victimes. Cet accueil téléphonique aura pour mision
de diriger directement les appels vers les centres de ressources concernés
et /ou l'espace arlequin de la région appelée,
étant entendu que dans la structure finale, chaque les espaces Arlequin régionale
sera le lien direct entre les demandes et les réponses (centres
de ressources régionaux composés de groupe d’avocats,
de pédopsychiatres etc.)

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