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Enterview du président

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En mars 1998, Elie Chouraqui, metteur en scène, parrain de l’association " les Enfants d’Arlequin ", a présenté de façon émouvante et claire la naissance de cette dernière aux téléspectateurs, sur la chaîne FR 3. Il compte bien revenir sur le petit écran, pour annoncer les dates de notre prochain spectacle, les Cent Vierges, du 13 au 24 janvier 1999 au théâtre Dejazet à Paris, mais aussi pour faire le bilan de cette opération et renforcer également notre action pour les années suivantes grâce à
l’aide des téléspectateurs.
"Etre le parrain d’un enfant, c’est se préparer à un mélange de joie et de douleur… Alors… être le parrain de milliers d’enfants… des enfants d’Arlequin…  Je suis fier d’avoir cette immense responsabilité ! "

Elie Chouraqui

INTERVIEW
de Jean-Claude Grégoire, Président des "Enfants d’Arlequin"

Quelles sont les raisons qui vous ont amené à créer cette Association de Soutien à l’enfance ?
Elles sont multiples, mais la raison essentielle réside dans le fait que nous avions tous déjà, les membres fondateurs et moi même, plus ou moins une expérience dans l’aide humanitaire, et que notre souhait commun était de nous impliquer davantage, et surtout d’obtenir une efficacité beaucoup plus grande; quand je dis efficacité plus grande cela signifie pour nous, mettre ensemble au service de notre cause non seulement notre énergie et notre imagination mais aussi notre volonté de tout faire pour qu’à la fois la collecte de fonds soit importante mais également que nos frais de gestion soient le plus
bas possible.

Pourquoi avez-vous choisi le soutien à l’enfance ?
Je serais tenté de vous répondre que nous n’avons pas vraiment " choisi " tant notre élan a été spontané et unanime. Cette spontanéité est à mes yeux trés importante car elle témoigne d’une conviction personnelle trés forte de la nécessité d’entreprendre quelque chose pour l’enfance malheureuse et ou maltraitée, et donne ainsi un ressort puissant à notre motivation. De plus s’il existe autour de nous de nombreuses causes à défendre, il faut toutefois faire un choix. Notre idée, notre choix, est que si les adultes peuvent êre responsables d’eux mêmes, les enfants en revanche ont besoin d’être aidés, soutenus, défendus.

Pourquoi restreindre votre action à l’hexagone ?
Les enfants du tiers Monde ne sont-ils pas plus malheureux et plus nombreux?
A ceci je répondrais deux choses capitales : le propre des associations à but humanitaire c’est de combler des vides, c’est de répondre à des carences graves ; le fait que ces carences soient géographiquement proches ou lointaines ne changent pas fondamentalement la nature du problème. D’autre part un de nos moyens de rassembler l’aide financière nécessaire repose sur une de nos spécificités : l’utilisation de notre savoir faire personnel, faire " du spectacle " ; or ceci est quand même plus réaliste, plus aisé à proximité. L’autre chose capitale est que si vous lisez bien notre programme pour 1998, vous verrez que nous avons inclus une action en faveur des enfants abandonnés de Roumanie, ceci démontrant parfaitement que notre action ne veut pas se concentrer uniquement sur l’Hexagone. Mais je vous remercie d’avoir posé la question, parce que cela me permet d’exprimer notre volonté de ne pas, ni nous disperser, ni de prétendre faire plus que l’on ne peut, ni non plus de nous enfermer dans un carcan trop étroit. Nous pensons justement que l’aide humanitaire dans son essence même doit étre quelque chose d’ouvert, car l’enfance nécessitant notre action existe partout. 

Vous venez de parler de vos spécificités, pouvez-vous les résumer ?
D’un côté; vous avez celles qui se rattachent àla motivation et aux compétences des membres fondateurs de notre association - que j’ai évoquées plus haut - et d’un autre côté; celles de nos actions et de notre méthode. Ces dernières se résument en trois :
Entreprendre des actions directes et ciblées pour apporter de l’aide aux enfants, c’est à dire répondre à des besoins réels, concrets, mesurables, comme par exemple procurer des aérateurs à des enfants atteints de mucoviscidose, comme améliorer l’environnement dans lequel vivent, sont éduqués ou soignés certains enfants, comme leur apporter une aide financière en soutien d’une action judiciaire, etc.
Informer sur les résultats de nos actions
Réaliser une transparence totale de toutes nos opérations.    J’ajouterais un mot à propos de notre spécificité; celle-ci ne nous empèchera pas de saisir une opportunité qui nous permettrait de rendre le sourire é; quelques enfants qui l’ont perdu, peu importe
la raison, que ce soit à cause de la maladie, de sévices ou autre malheur qui les a atteints. Nous avons défini une idée directrice, pas un carcan.

Jean-Claude Grégoire 

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